Plateau du Jebel Goraâ

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Plateau du Jebel Goraâ

Dans le NW du pays, le plateau du Jebel Goraa, orientée sensiblement SW-NE correspond à une vaste cuvette qui s’étend sur près de 15 km de long sur 8 km de large. Cette cuvette qui est tronquée sur son flanc NW, par une lame triasique, correspond à un synclinal perché qui domine à 900 m, la plaine de Thibar, vers le NW et les plateaux de Téboursouk, vers le SE.

Ce vaste plateau, qui surplombe le petit village de Djebba, est entièrement formé par des falaises abruptes de près de 80 m de calcaire massifs d’éocène à Nummulites. Ces calcaires reposent directement sur les marnes et les argiles noires du sommet de la Fm. el Haria.

Par sa surface intensément fracturée et karstifiée et grâce aux argiles imperméables sous-jacentes, ces calcaires très épais, constituent dans la région de Thibar, un bon réservoir d’eau douce. D’ailleurs, plusieurs sources jaillissent en très belles cascades au niveau du contact de ces calcaires avec les argiles.

Ces calcaires sont surmontés par près de 80 m d’argiles et de lumachelles à Huitres de la Fm. Souar.

 

 

La Dorsale tunisienne

La Dorsale tunisienne correspond à un élément orographique et climatologique très marquée qui jalonne la partie septentrionale de l’Atlas tunisien. En effet, cet élément topographique majeur, constitue une barrière climatique qui sépare entre un domaine méditerranéen très arrosé, qui s’étend vers le Nord, et un domaine subdésertique sec, qui s’étend plu au le Sud.

Cet élément  topographique correspond à une suite de plis serrés, orientés SW-NE, qui sont séparés par des accidents transversaux et qui sont imités sur leur rebord oriental par le grand accident de Zaghouan Du NE vers le SW, les reliefs correspondent respectivement aux Jebels Bou Kornine, Ressas, Zaghouan, Kohol, Bent Saidane, Fkirine, Zaress, Bargou-Serj, Makthar-Kessera et enfin le Jebel Chaambi.

Le Jebel Bou Kornine correspond au point le plus nord-oriental de l’alignement des massifs jurassiques de la Dorsale tunisienne. Cet important massif anticlinal orienté sensiblement N-S, qui culmine à 576 m et qui domine vers le N, le Golfe de Tunis et vers l’W, la plaine de Mornag, s’étend sur près de 3 km de long sur 2 km de large.

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Massif du Jebel Bou Kornine

L’ossature de cette structure, tronquée au N et à l’W, par de grandes failles, est formée par 400 m de calcaires dolomitiques massifs et 500 m de calcaires gris zoogènes et oolithiques, appartenant au Lias(Jurassique inférieur).

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Coupe schématique à travers le Jebel Bou Kornine

Le Jebel Ressas qui domine la plaine de Mornag, est le deuxième massif du grand linéament des massifs jurassiques de la Dorsale tunisienne. Il bien visible à partir de la station de péage de Mornag. Ce massif qui s’étend sur 3 km de long sur 1 km de large, culmine à 795 m.

Orientés sensiblement SSW-NNE, il est formé essentiellement par des calcaires massifs récifaux sombres du Portladie (Jurassique supérieur). Par sa silhouette très caractéristique, le Jebel Ressas correspond, dans le détail au Petit Ressas (500 m) qui correspond au bloc tabulaire et au Grand Ressas, plus imposant (795 m). Ces deux blocs sont séparés par un col triasique de 477 m d’altitude.

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Massif du Jebel Ressas

Le Jebel Zaghouan est le troisième imposant massif jurassique de la Dorsale tunisienne. Ce massif qui s’étend sur 9 km de log et 3 km de large, culmine à 1.295 m (au Grand Pic) et 1.075 m (à Kef el Orma)

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Massif du Jebel Zaghouan

L’essentiel de l’ossature du Jebel Zaghouan correspond à des calcaires massifs sombres du Lias (Jurassique inférieur). Vers le SE, le Jebel Zaghouan est limité par l’importante falaise verticale de la faille de Zaghouan.

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Coupe schématique à travers le Jebel Zaghouan

Le linéament des massifs jurassique se poursuit par les Jebels Kohol (680 m), Kef Azeiz (678 m), Bin Saidane (818 m), Fkirine (985 m) et Zaress (626 m).

Plus au SW, les Jebel Bargou-Serj correspondent à un élément morphologique imposant qui prolonge les massifs jurassiques. Il s’agit d’une vaste structure anticlinoriale régulière qui s’étend, sur près de 40 km de long, sur 10 km de large et qui culmine au signal du Jebel Serj à 1.357 m et celui du Jebel Bargou à 1.268 m.

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Massif du Jebel Serj

La carapace de cette imposante structure coffrée dont les flancs sont très accentués, est formée par des calcaires et les dolomies récifaux massifs de l’Aptien (faciès Serj), très riches en Rudistes, en Polypiers et en Foraminifères.

Ces massifs se prolongent vers le SW par le plateau de Kissra (1175 m) et les Jebels Barbrou (1.226 m), Semmama (1.314 m) et enfin Chaambi, avec le point culminant de toute la Tunisie (1.544 m). 

 

Habib BENSALEM

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Qui  Suis-Je ? ? ! !

Né à Sfax en 1948, j’ai intégré en 1956, l’Ecole Primaire qui se situait à plus de 3 km de chez-nous. Cet établissement d’Enseignement Primaire, qui se résume en deux salles de classes et un logement pour le Directeur, était aménagé dans un coin d’une huilerie.

Cette période coïncidait avec les débuts de l’Indépendance du Pays et les derniers enseignants de nationalité française, étaient encore présents. Cette période était marquée par des épidémies dont la teigne (fartsa) et la conjonctivite (Errmed).  Ainsi, plus de 80 % de mes collègues avaient les crânes rasées à Zéro et badigeonnées par de la teinture d’iode ou du mercure au chrome, qui dépasse les «ârrakia» qu’ils étaient obligés de porter pour couvrir leurs têtes. En ce qui concerne la conjonctivite, nous avions droit, à des buvards sur lesquels sont dessinés un œil sain et un œil malade, et à un traitement journalier à la pommade Néomicine.

Les fournitures scolaires se résumaient à l’époque, à un livre de Français et un livre d’Arabe, octroyés, plutôt empruntés auprès de l’école et qui seront rendus à la fin de l’année, pour servir aux générations futures. En plus de ces livres, une ardoise, de la craie, un morceau d’étoffe en guise de chiffon, un porte-plume, des plumes pour l’arabe et pour le français, un crayon noir et parfois une gomme.

Pour l’écriture, on se servait de plumes de différentes catégories. Le stylo Bic n’a pas fait encore son apparition. Ce n’était pas de l’écriture c’était plutôt de la calligraphie. Je me souviens encore de la beauté des lettres surtout des lettres majuscules. Le H majuscule, était à elle seule un chef d’œuvre, une création artistique.

Nous avions droit presque chaque jour à notre ration quotidien de coups de baguette, plutôt de bâton, sur les mains ou  sur les pieds et ce en fonction de la gravité du délit commis.

Vu que nous habitions tous à plus de 3 km de l’Ecole et que nous étions tous, sans exception, «relativement» pauvres, pour ne pas dire complètement démunis, nous avions le droit de manger à la cantine de l’Ecole. Lait en poudre à 10 heure, «tbikhet foul masri) à midi et pain et fromage salé, au goûter de l’après midi. Tous les produits que nous consommions portaient le label de la poignée de mains et l’inscription «ni à vendre, ni à échanger» «not to be sold or exchanged» écrite en toutes les langues.

Le cycle de l’enseignement primaire était soldé par le passage de l’examen du Certificat de Fin d’Etude Primaire, qui ne servait à rien à l’époque (d’ailleurs ma promotion était la dernière à l’avoir passer) et l’examen du Concours d’Entrée en Première Année de l’Enseignement Secondaire «Sixième», qui, comme son nom l’indique, nous permettait d’accéder à la première année de l’Enseignement Secondaire.

Suite à la réussite de ce concours, j’ai intégré le Collège Secondaire de la Route d’El Ain «Hay Ezzitouni», à Sfax. Cette période de l’Enseignement Secondaire était marquée, vers son début par l’Evacuation de la ville de Bizerte et vers sa fin par la guerre du 5 Juin 1967.

Tout au long de ce cycle, toutes nos études, à part le français étudié en tant que langue, étaient dispensées en langue arabe : maths, physique, sciences naturelles, histoire-géo. C’était la section A de l’époque.

Au cours de cette période, j’ai bénéficié, comme le reste de mes collègues, qui habitaient aux alentours de la ville de Sfax, de l’aide du Comité Régional de Solidarité Sociale, géré et subventionné par la charité d’un groupe de bienfaiteurs de la ville de Sfax. Cette institution, à vocation purement sociale, nous assurait le logement et la nourriture. Et c’est grâce à cette aide, dont je suis aujourd’hui reconnaissant, que j’ai pu, avec tant d’autres, de mener à bien tout mon cycle secondaire, dans de bonnes conditions.

L’examen du bac, en notre temps, était en deux partie : la première partie du bac ou «probatoire», à la fin de la cinquième année et la deuxième partie, qui est en fin de la sixième année. Comme je le disais plus haut, le premier jour de l’examen de la première partie, était le premier jour du déclenchement de la guerre du 5 Juin 1967. A travers les fenêtres du lycée, et en pleine épreuve, nous avions droit à la transmission des communiqués brûlants de cette guerre.

La deuxième partie du bac comportait une épreuve écrite, qui sera soldée, pour les admis, par une épreuve orale. Pour le passage de l’épreuve orale, j’étais obligé de me rendre à Tunis. Et c’est à cette occasion, que j’ai pu, pour la première fois de ma vie, voir une montagne, l’imposante masse rocheuse sombre du Jebel Bou Kornine, qui s’est avérée par la suite, appartenir au Lias.

A ce stade de cette histoire, je peux confirmer et sans aucune hésitation, que tout ce qui a été dit, va évoquer certains souvenirs à toute une génération. D’ailleurs, je crois bien que beaucoup de monde va se reconnaître dans ce récit.

A la suite de la réussite au bac, j’étais orienté vers la section des Sciences Naturelles, à la Faculté des Sciences de Tunis, sise à l’époque à la Rue de Rome (actuellement siège des journaux le Renouveau et El Horria).

Vu notre «grand nombre» en première et en deuxième année, plus de 300 étudiants, aucun local ne pouvait nous contenir. Pour ce, nous étions obligés de suivre les cours à l’amphi Marsais, de la Rue de Rome, dans un grand hangar aménagé à la rue de Palestine, aux amphis de l’Ecole d’Agronomie, ou de l’ENIT. Pour les TP et les TD, ne parlons pas. Nous étions dispersés dans les quatre coins de la ville : TP de physique : avenue de France, TP de chimie : à l’ENIT, TP de biologie végétale : Place de la Monnaie, TP de physiologie animale : une villa au Belvédère, …..

C’est au début de l’année de Maîtrise, que nous avons pu déménagé aux locaux actuels de la Faculté des Sciences au Campus.

Revenons à l’année de Maîtrise, à la suite de la réussite de la Troisième année Sciences Naturelles, j’étais orienté avec 13 autres à la section de Géologie, créée pour la première fois, par Si Mohamed FEKI. Ma première année de Maîtrise, puisque j’en ai fais deux, était soldée par un échec à la cession de Juin 1972. J’étais donc obligé de repasser l’examen à la cession de Septembre. J’étais un cas unique, puisque j’étais le seul candidat à cette cession. Il m’arrivait parfois, d’être gâté, lors de certaines épreuves, d’avoir deux ou 3 surveillants d’examen à moi et à moi seul. L’histoire de ce cas unique a fait le tour de tous les établissements universitaires du Campus.

Ma deuxième année de Maîtrise était plutôt marquée, lors de l’Ecole de terrain, organisée dans la chaîne de l’Axe Nord-Sud, par les inondations torrentielles qui nous ont isolé du monde extérieur. En effet, l’Oued Zéroud et l’Oued Merguellil, nous ont coupé de tout moyen de communication ou de ravitaillement. Pendant ces journées de crise, notre ration alimentaire se résumait à un œuf et un bout de pain de campagne, procurés auprès des habitants locaux. Ce qui est bien à l’école de terrain, c’est que nous étions tous égaux vis-à-vis de la bouffe. Professeur, maître-assistant, assistant, étudiant ou chauffeur, quelle que soit le grade, la catégorie sociale ou professionnelle, chacun avait n’avait droit qu’à l’œuf et le bout de pain.

Ayant obtenu la Maîtrise de Géologie en Juin 1973, j’étais recruté au Service Géologique le 1° Septembre de la même année, en tant qu’Ingénieur des Travaux de l’Etat.

Si Ahmed AZZOUZ, qui était le Directeur de cette institution à l’époque, m’a conseillé d’accompagner sur le terrain les derniers géologues de l’équipe tchécoslovaques, qui étaient encore en Tunisie. Ces missions m’ont permis de les côtoyer, de profiter de leur expérience et de m’habituer avec eux à la géologie de terrain.

Fin Aout 1973, j’étais appelé à passer mon service militaire. J’ai suivi une formation d’Officier de Réserve à l’Académie Militaire, qui était soldée par le grade de sous-lieutenant de réserve. Par la suite j’étais affecté au Service de Génie Militaire où j’ai eu l’occasion de visiter la pointe extrême du Sud tunisien (Borj El Khadhra).

Après avoir terminé mon service militaire, j’ai regagné le Service Géologique en Septembre 1975.

Suite à la fin du contrat de Bernard COLLEUIL, coopérant français, Si Ahmed AZZOUZ m’a chargé de la poursuite des levés géologiques de la région du Cap Bon. Dans ce cadre, j’ai pu terminé la feuille de Nabeul, réalisée en grande partie par Colleuil et entamer le reste des autres feuilles.

Parallèlement, j’ai pu participé à l’organisation des différentes manifestations scientifiques organisées par le Service Géologique, ainsi qu’à l’échantillonnage et l’étude minutieuse de la coupe du Kef, qui sera acceptée par la suite (XXIIX° Congrès Géologique International de Washington), comme coupe de référence internationale pour le passage Crétacé-Tertiaire.

En 1986 et suite à la création d’un D.E.A. de Géologie des Bassins Sédimentaires, j’ai pu profiter de ce cycle d’enseignement, qui s’est  soldé par la soutenance d’un mémoire de D.E.A. relatif à la géologie de la feuille de Tazoghrane. Par la suite, en 1992, la soutenance d’un mémoire de Troisième cycle relatif à la géologie de toute la péninsule du Cap Bon. Ce diplôme m’a permis en 1993 d’accéder au grade d’Ingénieur Principal.

Suite à un concours interne, organisé à l’Office National des Mines en 2004, j’ai pu accéder au grade d’Ingénieur en Chef.

 

 

Cursus

  • 1961 Certificat de Fin d’Etudes Primaire & Concours d’Entrée en Première Année Secondaire, Sfax.
  • 1962-68 : Collège Secondaire, Route d’El Aïn (El 7ay Ezzeytouni), Sfax.
  • 1967-1968 : Première et Deuxième Partie du Baccalauréat, Option Sciences, Sfax.
  • 1968-73 : Faculté des Sciences de Tunis.
  • 1973 : Maîtrise es Sciences Naturelles : Option Géologie, Tunis.
  • 1986 : Diplôme d’Etudes Approfondies (D.E.A.), Opt : Géologie, Tunis. – Cartographie géologique de la feuille de Tazoghrane : contribution à la connaissance de la dynamique des bassins sédimentaires cénozoïques du Cap Bon. 135 p., 43 figs., une carte.
  • 1992 : Doctorat de Spécialité en Géologie, Tunis, 1992 : – Contribution à la connaissance de la géologie du Cap Bon : stratigraphie, tectonique et sédimentologie. 203 p., 108 fig

Publications :

Troisième Séminaire National sur la Télédétection, I.N.A.T. : Apport de l’étude des images satellites à la géologie du Cap Bon.

10° Réunion Annuelle des Sciences de la Terre, Bordeaux. – Géodynamique de quelques bassins sédiomentaires tunisiens 4 : tectonique synsédimentaires messinien à pliocène dans le Kéchabta.

8th I. A. S. Meeting of sedimentology, Tunis : – Les Sables de Somaa (Nabeul, Cap Bon) : résultat de l’interférence de phénomènes tectoniques et eustatiques. – Tectonique syn-Fortuna (Oligo-Aquitanien) : implication sur la transgression du Miocène moyen au Jebel Korbous (Cap Bon, Tunisie nord-orientale)

Deuxième Congrès National des Sciences de la Terre, Tunis : – Un exemple de delta à prédominance de la houle : la formation Saouaf au Cap Bon (Miocène moyen, Tunisie nord-orientale). – Evolution structurale de la péninsule du Cap Bon (Tunisie nord-orientale) au cours du Néogène. – La transgression du Langhien dans la région du Cap Bon (Tunisie nord-orientale).

Intérim Colloq. of the Regional Comm. of Mediterr. Neogene Stratigraphy, Tunis : – Lacunes et discontinuités dans la série néogène du Cap Bon : contrôle tectonique et implications eustatiques.

Cinquième Journée de Géologie Tunisienne, Tunis, 1993 : – Etat d’avancement de l’édition de la carte géologique de base.

International Workshop on Cretaceous-Tertiary Transition (El Kef Tunisia) : Presentation of the Cretaceous – Tertiary (K/T) boundary type section of El Kef, Tunisia.

International workshop on Cretaceous-Tertiary Transition : El Haria Tunisian K/T Transition Serie

Géobios, n° 17, fasc. 5, Lyon, 1984, pp. 583-591, 4 figs., 1 pl. : Planktic foramineferal biostratigraphy of the Maastrichtian sedimentary beds at Aïn M’deker, Northeastern Tunisia.

Notes du Service Géologique, n° 52, Tunis, 1987, pp. 3-39, 19 figs., 1 pl. : Sills et dykes sédimentaires du flysch numidien de Tunisie septentrionale : étude préliminaire du secteur de Tabarka.

Notes du Service Géologique, n° 59, Tunis, 1992, pp. 105-119, 3 figs., 2 pl. ph. : Un exemple de delta à prédominance de la houle : la formation Saouaf (Miocène moyen) sur la côte nord du Cap Bon (Tunisie nord-orientale). 

Notes du Service Géologique, n° 61, Tunis, 1995, pp. 73-84 : Evolution de la péninsule du Cap Bon (Tunisie nord-orientale) au cours du néogène. 

Proc. 30° Int. Geol. Congr., Vol. 12, pp. 67-78. : Sequence of events around K/T boudary at El Kef.

Annales des Mines et de la Géologie, n° 35, 1996, pp. 5-9 : General presentation of the Cretaceous-Tertiary (K/T) boundary type section of el Kef, Tunisia. 

Bibliographie Géol. et Minière de la Tunisie, 1996, Ed°. du Serv. Géol. de Tunisie : Aperçu sur la géologie de la Tunisie.

Géobios, M.S. n° 21, pp. 235-245 : The K/T Stratotype Section of El Kef (Tunisia) : Events and Biotic Turnover.

Notes du Service Géologique, n° 64, pp. 123-128 : Les formations miocènes post-Saouaf de la région de Nabeul (Cap Bon) et leurs équivalents off shore et en Tunisie sud-atlasique.

Annales des Mines et de la Géologie N° 66 : La carte géologique dans l’enseignement des sciences de la terre. Exemple : la feuille de Menzel Bou Zelfa. 

Livrets-guides d’excursions

  1. U.N.E.S.C.O., I.U.G.S., P.I.C.G. 145 : Excursion en Tunisie Centre-Nord.
  2. 8th I.A.S. Regional Meeting of Sedimentology, Tunis : Guide to the excursion B. 9 : Regional geology of Cenozoic siliciclastic and carbonate sequences in Cap Bon (Northeastern Tunisia).
  3. I.U.G.S., G.S.G.P., A.T.E.I.G., Service Géologique National : Field Trip Guidebook to the Cretaceous – Tertiary (K/T) boundary type section of El Kef, Tunisia.
  4. I.U.G.S., R.C.M.N.S., A.T.E.I.G., Serv. Géol.Tun. – Interim Colloqu. (R.C.M.N.S.), Tunis : La série néogène de la péninsule du Cap Bon.
  5. Pan-African Network for a Geological Information System : Pangis, Tunis : Field-Trip to the Cap Bon Region.
  6. International Workshop on Cretaceous-Tertiary Transition : Field-Trip to El Kef, Ain Settara and Elles.

Résumés et communications orales dans des congrès et séminaires

  1. 10° Réunion Annuelle des Sciences de la Terre, Bordeaux. – Géodynamique de quelques bassins sédimentaires tunisiens

4 : tectonique synsédimentaires messinien à pliocène dans le Kéchabta.

  1. Troisième Séminaire National sur la Télédétection, I.N.A.T.

Apport de l’étude des images satellites à la géologie du Cap Bon.

  1. 1 8th I. A. S. Meeting of sedimentology, Tunis. – Les Sables de Somaa (Nabeul, Cap Bon) : résultat de l’interférence de phénomènes tectoniques et eustatiques. – Tectonique syn-Fortuna (Oligo-Aquitanien) : implication sur la transgression du Miocène moyen au Jebel Korbous (Cap Bon, Tunisie nord-orientale).
  1. Deuxième Congrès National des Sciences de la Terre, Tunis. – Un exemple de delta à prédominance de la houle : la formation Saouaf au Cap Bon (Miocène moyen, Tunisie nord-orientale). – Evolution structurale de la péninsule du Cap Bon (Tunisie nord-orientale) au cours du Néogène. – La transgression du Langhien dans la région du Cap Bon (Tunisie nord-orientale).
  1. Intérim Colloq. of the Regional Comm. of Mediterr. Neogene Stratigraphy, Tunis. – Lacunes et discontinuités dans la série néogène du Cap Bon : contrôle tectonique et implications eustatiques. 1993. Cinquième Journée de Géologie Tunisienne, Tunis, 1993 – Etat d’avancement de l’édition de la carte géologique de base
  1. International Workshop on Cretaceous-Tertiary Transition (El Kef Tunisia) – Presentation of the Cretaceous – Tertiary (K/T) boundary type section of El Kef, Tunisia.

1998. International workshop on cretaceous-Tertiary Transition – El Haria Tunisian K/T Transition Serie

 

Plateau de Kessera

– Le plateau de Kessera, sur lequel est bâti l’ancien village du même nom, s’étend largement entre la route de Makthar-Kairouan et celle de Siliana-Kairouan. Il s’agit d’un vaste plateau, en dôme anticlinorial, dont la surface est profondément affectée par une karstification par les eaux météoriques superficielles et dont les abords en falaises, sont formés par des calcaires noduleux à grandes Nummulites (Yprésien) qui reposent en faible discordance angulaire sur les calcaires du Crétacé supérieur.

 

Sans oublier bien évidemment ses célèbres escaliers colorés, taillés dans le roc.

 

 

Forteresse naturelle en soi, ce village berbère, avec sa position stratégique en altitude dominant les plaines alentours et la présence de sources d’eau naturelles, qui en ont fait un lieu stratégique pour les civilisations qui se sont succédées dans la région, est aussi connu, tant pour son architecture avec ses constructions en pierres sèches, taillées à la force des poignets, qui lui donnent un cachet spécifique et l’intègrent totalement à son environnement de paysages rocheux, que pour son urbanisme avec ses chemins sinueux taillés en pierre qui datent de l’époque antique avec son célèbre escalier dit « el draj » qui mène à la « bhira » constituant par ailleurs un emblème du village sculpté dans le roc et dont les contremarches sont « colorées » depuis peu par des motifs berbères.
On trouve encore des inscriptions puniques et latines sur les pierres des murs des maisons.
Émergeant des profondeurs d’une faille dans la falaise, au travers des rochers du village, coule une source naturelle d’eau claire dite « aïn soltane », dont le ruissellement se traduit par une symphonie musicale.
La beauté des panoramas à perte de vue sur les champs et des paysages d’une nature sauvage conjugués à l’absence totale de pollution, invitent au voyage et procurent une véritable cure d’oxygénation, un vrai sanatorium comme le veut la légende de Kesra.
Un musée implanté depuis 2009, au cœur du vieux village à proximité de ce qui reste de la citadelle d’époque byzantine, traite des traditions populaires, de la vie quotidienne, du travail artisanal féminin, des us et coutumes en matière de rites et de cérémonies, des bijoux et de leur symbolique.
On peut y voir entre autres objets, une « gùja ou tabùna » four traditionnel servant à préparer le pain, des jarres et des gargoulettes en argile, une outre en peau de chèvre (chekwa), servant à la préparation du petit lait, des matériaux relatifs à la toison des moutons, d’autres servant à affiner la laine, pour la confection du burnous et de la kachabia (manteau à capuchon)…….

Ensuite on a pris la route vers le village de Kesra qui n’est pas loin. Le village de Kesra est le plus haut de la Tunisie, vu qu’il se trouve à 1100 mètres d’altitude. Concernant Kesra…c’est un autre monde. Un monde où le temps a oublié s’écouler et la vie se déroule d’après autres traditions.  Kesra est magnifique ! Une architecture qui rappelle des Ksour de Chenini et Douiret, des panoramas qui coupent le souffle, des enfants curieux et des chemins taillés en pierre.  Une randonnée qui nous a fait découvrir un village dont on ne connaissait pas. A Kesra on a pris aussi le déjeuner…mais quel déjeuner !   Assis sur un tapis berbère, à la terrasse du musée de Kesra qui offre un magnifique panorama vers la forêt, en savourant les plats préparés par les femmes du village : salade mechouia, tabouna chaude, des bricks et un fabuleux couscous à l’agneau. On aurait du manger tout cela avant la randonnée !  L’après midi nous sommes partis vers Sousse avec un arrêt à la médina de Kairouan pour prendre un café au coucher du soleil. C’était une expérience fantastique à répéter !

Situation : Le plateau de Kessera (Centre-Ouest de la Tunisie, Gouvernorat de Siliana) est situé à 175 km au SO de Tunis et à 20 km au Sud de Makthar. Ce plateau qui s’étend largement entre la route de Makthar-Kairouan et celle de Siliana-Kairouan, culmine à 1100.

Le village de Kessera, considéré comme le plus haut village en Tunisie, occupe une place stratégique est plaqué contre les falaises abruptes de ce plateau et domine les larges plaines avoisinantes.

Géologie : Il s’agit d’un vaste plateau de calcaires éocènes dont la surface est profondément affectée par une karstification par les eaux météoriques superficielles et dont les abords en falaises, sont formés par des calcaires noduleux à grandes Nummulites (Yprésien). Ces calcaires reposent en faible discordance angulaire sur les calcaires et les argiles du Crétacé supérieur.

Sur le plan structural, il s’agit d’un vaste dôme anticlinorial

Kessera En Tunisie centre-nord, le plateau de Kessera, sur lequel repose l’ancien village du même nom, s’étend largement entre la route de Makthar-Kairouan et celle de Siliana-Kairouan. Il s’agit d’un vaste plateau qui culmine à 1.185 m et dont la surface pierreuse et ondulée est de l’ordre de 25 km². Les abords en falaises de ce plateau, sont formés par des calcaires éocènes à Nummulites qui reposent en faible discordance angulaire sur les calcaires du Crétacé supérieur. D’une épaisseur moyenne de l’ordre de 20 à 35 m, sous l’effet de la karstification, ces calcaires passent à des épaisseurs de l’ordre de 7 m. Dans le détail, cette série qui débute par des calcaires noduleux, se termine par des bancs stratiformes de calcaires très riches en grandes Nummulites. Ces calcaires, qui forment un vaste dôme anticlinorial ondulé, sont affectés par deux familles de failles N 80 et N 165 et dont les rejets sont de l’ordre de 15 à 20 mètres.

Table de Jugurtha

– Le plateau de la Table de Jugurtha, qui domine le village de Kalaat Sénan, non loin de la frontière algérienne, correspond à un vaste plateau, formé essentiellement par une épaisse dalle de calcaires à Nummulites (Yprésien). En contre-bas de cette imposante structure, apparaissent généralement les corniches des deux barres de la Fm. Abiod et la combe argileuse de la Fm. el Haria.

 

 

Dyr El Kef

 

– Le plateau de Dyr el Kef, qui s’allonge SW-NE et qui domine la ville, constitue un élément orographique important dans la région. Il correspond à une gouttière synclinale, en forme de fond de bateau et dont les flancs sont formés par des corniches de calcaires à Nummulites (N. irrigularis, N. distans, N. gizehensis, N. irregularis) (Yprésien) Cette épaisse dalle carbonatée, repose sur les argiles de la Fm. El Haria (Maastrichtien-Paléocène).

 

 

Jebel Goraa

– Le plateau du Jebel Goraa qui domine la plaine de Thibar et qui est de direction SW-NE, s’étend au NW de Téboursouk. Il correspond à un synclinal perché formé par une épaisse dalle de calcaires à Nummulites (Yprésien). Ce plateau intensément fracturé, repose sur les marnes et les argiles noires de la Fm. el Haria et se poursuit par une épaisse série d’argile et de lumachelles à Huîtres de la Fm. Souar.

 

– Le plateau de Kessera, sur lequel est bâti l’ancien village du même nom, s’étend largement entre la route de Makthar-Kairouan et celle de Siliana-Kairouan. Il s’agit d’un vaste plateau, en dôme anticlinorial, dont la surface est profondément affectée par une karstification par les eaux météoriques superficielles et dont les abords en falaises, sont formés par des calcaires noduleux à grandes Nummulites (Yprésien) qui reposent en faible discordance angulaire sur les calcaires du Crétacé supérieur.

– Le plateau de Dyr el Kef, qui s’allonge SW-NE et qui domine la ville, constitue un élément orographique important dans la région. Il correspond à une gouttière synclinale, en forme de fond de bateau et dont les flancs sont formés par des corniches de calcaires à Nummulites (N. irrigularis, N. distans, N. gizehensis, N. irregularis) (Yprésien) Cette épaisse dalle carbonatée, repose sur les argiles de la Fm. El Haria (Maastrichtien-Paléocène).

– Le plateau de Garn el Halfaya qui se dresse à l’Ouest de la route du Kef à Tajerouine, correspond à une cuvette synclinale perchée spectaculaire dont le cœur plat est occupé par les calcaires éocènes à Nummulites. Les flancs de cette structure sont très abrupts et sont formés par les marnes et les calcaires des Fms. Kef, Abiod et El Haria.

Nummulites

– Le plateau de la Table de Jugurtha, qui domine le village de Kalaat Sénan, non loin de la frontière algérienne, correspond à un vaste plateau, formé essentiellement par une épaisse dalle de calcaires à Nummulites (Yprésien). En contre-bas de cette imposante structure, apparaissent généralement les corniches des deux barres de la Fm. Abiod et la combe argileuse de la Fm. el Haria.

– Le plateau d’Ebbaplus ou moins circulaire et qui s’étend à quelques km à l’Ouest du village d’Ebba Ksour, correspond à une cuvette synclinale perchée, formée par une dalle de calcaires compacts cristallins à Nummilites (Yprésien) qui est affectée par des failles normales décrochantes de faible rejet.

– Le synclinal d’Ouesseltia, orientée SW-NE et qui s’étend entre le plateau de Kessera et les reliefs des Jebels Bargou-Serj, au Nord et le Jebel Ouesslat-Edjehaf, au SE, correspond à une vaste cuvette en auge, à fond plat et à versants abrupts. Cette cuvette largement ouverte au niveau d’Ouesseltia, est occupée essentiellement par une épaisse série de marnes de la Fm. Souar (Lutétien-Priabonien), avec de rares bancs de lumachelles qui se poursuivent par les grès oligo-miocènes de la Fm. Fortuna qui se présentent généralement en « Sif ».

Le Jebel Ousselat qui s’étend à l’Ouest de Kairouan et au N.NW de Haffouz, correspond à un important massif en pli coffré, orienté S.SW-N.NE, et qui est séparée du plateau de Kessera, par la cuvette synclinale d’Ouesseltia. L’ossature de ce massif est formée essentiellement par les calcaires de l’Yprésien qui correspond vers le Nord, à des calcaires microcristallins à Globigérines(faciès Bou Dabbous) et vers le Sud, à des calcaires beiges à Nummulites (faciès El Garia). Un faciès intermédiaire de transition formé par des calcaires bioclastiques, sépare ces deux domaines. Vers le haut, la série se poursuit par les argiles de la Fm. Souar, qui débute par un niveau condensé très riche en Nummulites.

Structure brachyanticlinale du Jebel Oueslat